La France après la guerre 14/18 qui avait engloutie toute une génération de jeunes gens manquait de bras, elle a fait appelle aux Polonais et autres ressortissants étrangers. Nos grands-parents sont arrivés à Issoire en 1929 avec famille et bagages. La grand-mère maternelle et leurs 3 filles, Stanislawa, Yrèna, Voida qui venait de naitre. La mine les a installait à la Combelle, au lieu-dit "les graves" dans le bassin minier de Brassac-les-Mines. Leurs vies s'est organisés sans grand changement pour eux, ils ont vécus en otarcie, chez eux ont parlaient Polonais, ont fréquentaient que des Polonais.

Les naissances se sont succédées, ponctuées de fausse-couches. Il y a eu Stéphania, Jeanot, Tadeuz, Stéphen, Jeanine. Dés que les enfants ont étaient assez grands pour travailler, notre grand-mère s'en ai chargée, les filles ont apprit le ménage, le tricot, le crochet, la garde des petits et travaillait aux champs, au jardin potager et a la basse-cour familiale. Les garçons étaient chargés de trier le charbon que la mine accumulée car pas vendable, c'était gratuit pour les mineurs, les enfants remplissaient leurs sacs de jute de déchets miniers qui servaient au chauffage.

Avec les tichets de rationnements, grand-mère troquait avec les fermes alentours, contre le fromage, du beurre, du lard, du saindoux, la cuisine se faisait au saindoux. La farine était aussi échangée contre les tichets de chocolat. Maman disait que le jour du ravitaillement dans les fermes étaient un jour de liberté pour elle, car malgrés les kilomètres en vélo, elle était gâtée par tous ces gens qui l'accueillait avec chaleur, elle mangeait a leur table et rentrait le soir charger comme une mule. Chez eux, tout était fait main, rien ne se jetait, avec peu, notre grand-mère faisait beaucoup.

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img136Ma tante Thomas, ma mère, ma tante Rutkoxy, au dessus ma grand-mère, photo prise à la Combelle.