Les ont passées pontuées des scènes de ménage et des beureries du père, les enfants ont vite appris a fuir le domicile  emmenant les plus petits enroulées dans les courvertures, se cachant dans les champs attendant que le père s'endorme car face a lui, il avait une femme de caractère et il avait le vin mauvais.

En 1947, la France n'ayant plus besoin d'eux les a renvoyés chez eux dans des wagons a bestiaux. Maman garde encore en souvenir le mouchoir blanc que sa grand-mère agitait par la porte du wagon sachant toutes les deux que c'était un adieu.

Leur arrivés en Pologne a été un choc, plus de liberté, le gouvernement les a infantilisés, ils étaient logés dans une maison a 3 étages, chaque étage une famille différente, que ce soit, le travail, la santé, les enfants, tout était pris en charge. Ils ont connus de nouveau la pauvreté même en travaillant dur. Que de colis notre mère leur a envoyés malgré ses maigres revenus car seule. Stanis et Yréna sont restées en France, elles étaient mariée toutes les deux.

Maman avait 20 ans au départ de sa famille pour la Pologne, quelle traumatisme, elle a enfoui au plus profond de son être, mais il a résurgit les dernier mois de sa vie. Ou certaines nuits elle appellait sa mère. Les blessures de l'âme et du coeur sont invisibles aux yeux des humains, pourtant ce sont ceux-là qui font le plus mal.

Nos grands-parents ont eu une vie de mineurs craignant surtout un coup de grisou. 

Une vie simple comme beaucoup des notres, l'époque était dans le travail, l'éducation des enfants, le respect des ainés, le religion....je pense avec du recul qu'ils ont eu une vie de famille centrée sur les enfants et le travail, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines comme tout le monde a leur époque.

De la fatrie Magier seule Stéphania 84 ans qui vit à Issoire 63 et Stéphen 82 ans qui vit en Pologne.

Ce sont notre tante et mon oncle.

 

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